8 179 parrainages disparus. Des milliers d’autres annulés sans explication claire. Voilà comment on efface la voix des citoyens. Voilà comment on élimine des candidats.
Le cas d’Assalé Tiémoko n’est pas isolé : il révèle un système. Le parrainage, censé garantir l’ancrage démocratique, s’est mué en filtre arbitraire, en outil d’exclusion politique.
Une démocratie ne se construit pas sur des chiffres opaques, mais sur la transparence. Chaque signature, chaque parrainage, chaque citoyen compte. Les balayer d’un trait, c’est piétiner la confiance populaire.
La réforme est urgente. Introduire le contradictoire, permettre aux candidats de vérifier leurs parrainages, garantir la clarté du processus : ce ne sont pas des options, ce sont des obligations démocratiques.
Car un peuple qui doute de ses institutions, c’est une démocratie qui vacille. Et un pays qui ferme la porte à ses propres citoyens, c’est une nation qui s’affaiblit.
2025 ne doit pas être l’année du soupçon. 2025 doit être celle du sursaut. Le droit de choisir appartient au peuple, pas aux procédures opaques.
La Côte d’Ivoire mérite une démocratie solide, honnête, respectée. Le parrainage ne doit pas être une arme de disqualification, mais un outil de légitimité.
Alors posons la question : voulons-nous avancer vers 2030 avec un processus miné par le doute, ou voulons-nous une démocratie digne de ce nom ? L’histoire jugera. Et le peuple, lui, n’oubliera pas.
LFL







