Le 18 septembre à Bamako, le ministre des Mines, Amadou Keïta, et l’ambassadeur de Türkiye, Efe Ceylan, ont discuté coopération. Mais une vérité s’impose : les Maliens n’acceptent plus de voir leurs richesses pillées pendant qu’ils demeurent dans la pauvreté.
En 2024, l’or malien a rapporté des milliards… mais aux compagnies étrangères. Le pays a produit 51 tonnes d’or, sans que cette manne ne profite réellement aux populations. Désormais, avec le lithium de Goulamina, ressource stratégique pour l’industrie mondiale des batteries, la vigilance est maximale. Car chaque once de minerai sortie du sol doit d’abord servir le développement du Mali, et non engraisser d’autres capitales.
La Türkiye avance ses pions. Elle veut investir, après avoir déjà installé sa compagnie Aksa dans l’énergie et Turkish Airlines dans le ciel malien. Mais Bamako doit rester ferme : partenariat oui, dépendance non. Les accords devront inclure des emplois pour les jeunes, des écoles, des infrastructures et des retombées concrètes pour les communautés riveraines des mines.
Les Maliens le disent haut et fort : plus jamais de contrats léonins qui font sortir l’or, le coton, l’uranium ou demain le lithium sans changer la vie du peuple. La coopération, qu’elle soit avec la Türkiye, la Chine ou qui que ce soit, doit désormais s’écrire à une seule condition : la souveraineté et la justice économique.
LFL









