Ce vendredi 19 septembre 2025, Ouagadougou a été le théâtre d’un moment historique pour l’Alliance des États du Sahel (AES). Les présidents des parlements du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont officiellement remis au capitaine Ibrahim Traoré l’avant-projet de texte fondateur du parlement confédéral, ouvrant la voie à une intégration politique inédite.
Sous la conduite du président de l’Assemblée législative de transition burkinabè, Dr Ousmane Bougouma, la délégation a souligné que ce parlement confédéral est plus qu’une institution : c’est un instrument de cohésion et de résilience régionale. Il vise à créer un cadre législatif commun, capable de coordonner les actions dans les domaines clés, dont la sécurité, l’économie et la gestion durable des ressources naturelles.
La remise de ce texte intervient après l’adoption, la veille, des avant-projets du Protocole additionnel et du Règlement intérieur des sessions confédérales, élaborés lors d’un atelier en août 2025. Ces documents définissent les règles pratiques et garantissent le fonctionnement efficace du parlement.
Dans un Sahel frappé par les crises, cette initiative est une réponse politique audacieuse : unir les forces, harmoniser les politiques nationales et poser les bases d’une gouvernance confédérale capable de relever les défis sécuritaires, économiques et sociaux. L’AES se projette ainsi comme un acteur incontournable de la stabilité et de l’avenir du continent.
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