L’État burkinabè a repris la main. Le 18 septembre 2025, le gouvernement a exproprié les derniers actionnaires minoritaires de la Nouvelle Société sucrière de la Comoé (SN SOSUCO), consolidant ainsi son contrôle exclusif sur l’entreprise.
Les 37 actionnaires concernés, détenteurs de 305 actions, ont été contraints de céder leurs parts, une décision motivée par « leur inaction », selon le Conseil des ministres. « L’adoption de ce décret consacre la prise de contrôle total de la SN SOSUCO par l’État du Burkina Faso », précise le document officiel.
Cette reprise n’est pas un acte isolé : elle s’inscrit dans un long processus engagé depuis 2023, année où l’État avait dénoncé la convention de 1998 qui avait transféré ses participations au privé, au profit de Sucre Participation. Depuis, plusieurs centaines d’actions ont été rachetées ou récupérées, ouvrant la voie à cette nationalisation complète.
En devenant propriétaire à 100 % de la SOSUCO, l’État affiche une ambition claire : réaffirmer sa souveraineté économique, protéger un secteur stratégique et redonner à la filière sucrière son rôle moteur dans le développement du pays.
LFL









