Assez de la justice à géométrie variable
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont tranché : fin de partie pour la CPI. Les trois pays, regroupés au sein de l’AES, viennent d’annoncer leur retrait immédiat du Statut de Rome. Pour eux, la Cour pénale internationale n’est plus qu’un outil néocolonial, un tribunal sélectif qui ferme les yeux sur les crimes des puissants tout en traquant les nations qui refusent de plier l’échine.
La souveraineté ou la soumission
Depuis vingt ans, l’Afrique est le terrain privilégié des enquêtes de la CPI, pendant que les crimes commis par certaines grandes puissances restent impunis. Cette partialité assumée a fini de convaincre Ouagadougou, Bamako et Niamey : la souveraineté ne se négocie plus. Leur retrait est un message clair : les peuples du Sahel refusent de rester les otages d’une justice internationale biaisée.
Une justice sahélienne en gestation
Ce retrait n’est pas un saut dans le vide, mais une étape dans la construction d’une architecture judiciaire autonome. Le 15 septembre, les ministres de la Justice de l’AES ont planché à Niamey sur la création d’une Cour pénale sahélienne. Cette instance, conçue pour juger les crimes de guerre et le terrorisme, marque la volonté des trois pays de bâtir un système qui protège leurs citoyens sans soumission aux agendas extérieurs.
Le Mali défie Alger
Dans le même élan, le Mali a saisi la CIJ contre l’Algérie, accusée d’avoir abattu un drone malien. Le geste est symbolique : il prouve que l’AES n’abandonne pas la scène internationale, mais qu’elle choisit désormais ses arènes et impose ses conditions.
La fin d’une illusion
En quittant la CPI, l’AES met fin à un mythe : celui d’une justice universelle impartiale. Pour les dirigeants sahéliens, il n’y aura plus de compromis. Le temps de la soumission est révolu, celui de la souveraineté assumée vient de s’ouvrir.
LFL







