Le jeudi 25 septembre 2025, au cœur d’Abidjan paralysé chaque jour par des embouteillages chroniques, l’Autorité de la mobilité urbaine dans le Grand Abidjan (AMUGA) et le Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD) ont franchi une étape décisive. Les deux institutions ont signé une convention-cadre d’assistance-conseil et d’appui technique, avec un objectif clair : améliorer durablement les conditions de déplacement dans le Grand Abidjan.
Pour Romain Kouakou, directeur général de l’AMUGA, ce partenariat incarne « l’union entre une structure ambitieuse, porteuse d’une vision nouvelle de la mobilité, et une structure pionnière, forte de son expérience et de sa capacité de projection stratégique ». En d’autres termes, c’est la rencontre entre la volonté de transformer et la capacité de planifier.
Le BNETD s’engage à mettre son expertise au service de l’AMUGA pour accélérer la planification et la réalisation de projets de transport collectif, développer des outils de suivi performants et renforcer les stratégies de mobilité durable. Une initiative qui résonne fortement dans un contexte où les habitants d’Abidjan perdent parfois jusqu’à quatre heures par jour dans le trafic, avec un coût économique estimé à plusieurs centaines de milliards de FCFA par an.
Au-delà des discours, cette convention symbolise l’urgence d’une réponse concrète. Car derrière les files interminables de voitures, ce sont des vies quotidiennes impactées : des travailleurs qui arrivent épuisés au bureau, des commerçants qui perdent du temps précieux, des familles séparées par les retards, et un environnement asphyxié par la pollution.
Kinapara Coulibaly, directeur général du BNETD, a rappelé que cette collaboration vient formaliser un travail déjà amorcé, mais surtout qu’elle représente « un progrès significatif dans la recherche de solutions appropriées face au défi crucial de la mobilité en milieu urbain ».
La convention ouvre la voie à des contrats spécifiques, axés sur le transport collectif moderne, durable et accessible. Pour beaucoup d’Abidjanais, ce partenariat porte l’espoir que le chaos routier, devenu presque une fatalité, trouve enfin une issue grâce à une vision partagée et des projets concrets.
LFL









