À un mois de l’élection présidentielle d’octobre 2025, la Côte d’Ivoire a affirmé sa détermination à consolider ses acquis démocratiques et à préserver la paix, ce vendredi 26 septembre, à la tribune des Nations Unies à New York. Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Léon Kacou Adom, représentant le président Alassane Ouattara, a rappelé que « d’importantes réformes économiques et sociales, accompagnées de travaux d’infrastructures de grande envergure, ont transformé le pays et posé les bases d’un développement irréversible ».
Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, la priorité est de consolider « l’État de droit et les valeurs démocratiques », en veillant à ce que la démocratie et la paix soient pérennes pour la jeunesse et les générations futures. Le processus électoral du 25 octobre « consacre la maturité démocratique de la Côte d’Ivoire », a-t-il affirmé, insistant sur la transparence et le climat apaisé grâce à un dialogue politique constant et à la modernisation du cadre institutionnel.
Sur le plan des droits humains, le ministre a souligné « des avancées notables », notamment l’indépendance de la justice et l’accès facilité à celle-ci, garantissant ainsi la protection des citoyens et la consolidation des institutions.
Léon Kacou Adom a ensuite élargi son propos au contexte international. Après 80 ans d’existence, l’ONU se trouve « confrontée à une crise de liquidité et à une perte de confiance sans précédent », en particulier au Conseil de sécurité. Face à l’affaiblissement du multilatéralisme et aux défis globaux, il a plaidé pour « une réforme urgente de cet organe majeur afin de lui redonner légitimité et efficacité ».
La Côte d’Ivoire réaffirme que « l’Afrique doit obtenir une représentation pleine et équitable au sein du Conseil », conformément au Consensus d’Ezulwini et à la Déclaration de Syrte. Le ministre a conclu : « Le monde a plus que jamais besoin d’un Conseil de sécurité pleinement opérationnel pour résoudre les conflits et bâtir une paix durable. La réforme n’est pas un choix, mais une exigence pour l’avenir de l’humanité ».
LFL







