À la tribune des Nations Unies, le Premier ministre burkinabè Jean Emmanuel Ouédraogo a porté haut la voix du capitaine Ibrahim Traoré et du peuple du Faso. Son message a claqué comme un coup de tonnerre : l’Afrique ne veut plus quémander sa place, elle l’impose.
Dénonçant « une désillusion collective » après 80 ans d’ONU, il a fustigé l’absence du continent au Conseil de sécurité, la politisation de ses décisions et la manipulation du terrorisme par certaines puissances avides de ressources africaines.
Face à cela, Ouédraogo a rappelé la résilience d’un peuple debout : plus de 413 milliards de FCFA mobilisés par les Burkinabè eux-mêmes pour équiper leur armée et reconquérir 72 % du territoire. « Nos priorités souveraines ne sont pas négociables », a-t-il martelé.
En évoquant l’Alliance des États du Sahel (AES), construite avec le Mali et le Niger, il a insisté : « Ce n’est pas un repli, mais une affirmation de dignité et d’indépendance », citant Sankara et Lumumba en héritage.
Le Burkina Faso n’a pas seulement parlé pour lui : il a lancé un appel pour une réforme urgente du Conseil de sécurité et pour une Afrique qui prend en main son destin.
LFL







