Dans un entretien choc diffusé ce dimanche 2025 sur la télévision nationale, le Président du Faso, Capitaine Ibrahim Traoré, n’a pas mâché ses mots sur la situation sécuritaire et politique en Côte d’Ivoire. À un mois de la présidentielle, il dénonce un pacte inquiétant entre certains groupes armés et les autorités ivoiriennes, et met en garde contre des conséquences dramatiques pour toute la région.
« Le fait qu’Abidjan ne subisse pas d’attaques ne signifie pas que l’armée ivoirienne est surpuissante. Le pouvoir flirte avec les terroristes… et quand il y a un pacte de non-agression, vous devenez une base arrière. Si ces groupes ne gagnent plus ce qu’ils gagnaient, ce pays sera attaqué », a averti le chef de l’État burkinabè.
Rappelant le drame de Grand-Bassam en 2016, qui avait coûté la vie à 19 personnes, et les incursions récurrentes dans le nord frontalier, Capitaine Traoré souligne que la stabilité ivoirienne est une question de sécurité directe pour le Burkina Faso. Avec des centaines de milliers de Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire, les élections présidentielles deviennent un enjeu de vie ou de mort pour la région : « Nous ne voulons pas qu’il y ait des crises là-bas », insiste-t-il.
Sur le plan diplomatique, le Capitaine Traoré rappelle son indépendance politique face aux pressions d’Abidjan. « En 2022, Alassane Ouattara m’a appelé, puis son frère est venu deux fois. Ils voulaient que nous suivions une direction. Nous avons dit non. Ils se sont mis contre nous », affirme-t-il, réaffirmant la souveraineté et la vigilance stratégique du Burkina Faso.
Avec force, le Président burkinabè appelle à ne jamais pactiser avec les terroristes, dénonçant tout compromis qui transformerait un pays voisin en base arrière. « Le Burkinabè est intrinsèquement révolutionnaire. Nous défendons notre souveraineté et celle de nos voisins », déclare-t-il.
Cette mise en garde, lucide et engagée, sonne comme un appel à la responsabilité régionale et internationale : la Côte d’Ivoire doit renforcer sa vigilance et agir avant que le pacte de non-agression ne se transforme en catastrophe. Pour Capitaine Traoré, la paix et la stabilité de toute la région dépendent de la vigilance et de la détermination d’Abidjan à ne pas céder aux forces du chaos.
LFL







