À quelques semaines du scrutin présidentiel du 25 octobre 2025, les guides religieux musulmans et chrétiens montent au créneau pour lancer un appel urgent au président Alassane Ouattara et à tous les acteurs politiques : la paix et l’unité nationale ne sont pas négociables.
Réunis au sein de l’Alliance des religions pour la paix en Côte d’Ivoire (ARPCI), ils dénoncent le climat d’exclusion et de tensions créé par l’invalidation de figures majeures de l’opposition, dont Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam et Pascal Affi N’guessan. Ces décisions, jugées politiquement partiales, risquent de mettre en péril la crédibilité du scrutin et de raviver les blessures de la crise post-électorale 2010-2020, qui avait coûté la vie à plus de 3 000 Ivoiriens.
Dans une déclaration conjointe, les leaders spirituels appellent le président et le gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir le calme, la sécurité et le dialogue, tout en exhortant les citoyens et les partis politiques à mettre l’intérêt de la nation au-dessus des ambitions personnelles.
« Aucune souffrance, aucune injustice, aucun manquement au respect de la vie et de la dignité des Ivoiriens ne doit être toléré. Nous devons bâtir une Côte d’Ivoire unie et forte pour les générations futures », soulignent-ils, rappelant leur rôle historique de médiateurs et de garants de la paix.
Cet appel vibrant, lancé au moment où le pays entre dans la dernière ligne droite électorale, résonne comme un avertissement et un cri de responsabilité collective : la stabilité de la Côte d’Ivoire dépend de la capacité de tous à faire primer la paix sur les divisions.
LFL







