Sur les pelouses du Chili, le football africain parle désormais un langage universel : celui du talent et de la persévérance. Trois sélections dont le Maroc, le Nigéria et l’Afrique du Sud, poursuivent l’aventure en huitièmes de finale du Mondial U20. Et si l’Égypte s’arrête là, elle quitte la scène avec l’allure d’un géant blessé, pas d’un vaincu.
Ce parcours collectif symbolise l’émergence d’une génération décomplexée, forgée dans les académies, les rues et les terrains de sable du continent. Ces jeunes portent sur leurs épaules plus qu’un maillot : ils incarnent le rêve africain de reconnaissance, de respect et de victoire.
Le Maroc, fort d’une organisation exemplaire et d’une vision à long terme, démontre que la planification paie. Le Nigéria, fidèle à son tempérament volcanique, rappelle qu’en Afrique, la foi en la victoire se nourrit d’obstacles. L’Afrique du Sud, en reconstruction, prouve que le football peut être un levier d’unité et de fierté nationale.
Et l’Égypte, malgré son élimination, montre l’essence même du sport : combattre jusqu’au bout, même quand le destin semble scellé.
Cette Coupe du monde U20 dépasse le cadre du sport. Elle raconte l’Afrique qui s’élève, qui apprend à transformer ses promesses en triomphes. Dans les gradins comme sur le terrain, c’est une même flamme : celle d’un continent jeune, fier, audacieux, qui ne demande plus la place qu’on lui accorde, mais prend celle qu’il mérite.
LFL









