À seulement quelques jours de la proclamation officielle des résultats de la présidentielle du 12 octobre, Issa Tchiroma Bakary a lancé un message clair et sans équivoque au peuple camerounais. Sur sa page Facebook, l’opposant dénonce les menaces dont il serait victime tout en affirmant son soutien à ceux qui exigent la reconnaissance de la victoire populaire.
« J’entends dire qu’un assaut musclé se prépare contre moi. Tout ça pour Tchiroma ? Allez-vous lancer un assaut contre tout le peuple camerounais ? Le peuple vous demande simplement de reconnaître sa victoire », a-t-il écrit. Selon lui, les pressions et intimidations orchestrées par le pouvoir ne feront que renforcer la détermination des Camerounais à faire valoir leurs droits.
Issa Tchiroma rappelle ainsi que sa victoire n’est pas seulement personnelle : elle représente celle du peuple. Dans son message, il avertit fermement : « Rendez-vous compte que vous avez perdu : plus vous résistez, plus votre chute sera pitoyable. Le peuple au pouvoir… »
Le climat post-électoral au Cameroun reste tendu. Alors que Tchiroma revendique 54,8 % des voix, les chiffres non officiels du gouvernement donnent Paul Biya vainqueur avec 53,56 %, accentuant le flou et la contestation. Dans ce contexte, le président sortant aurait proposé à Tchiroma le poste de Premier ministre, un geste interprété comme une ouverture au dialogue politique, mais qui n’efface pas la détermination de l’opposant à défendre les résultats qu’il considère comme légitimes.
Face aux appels du pouvoir à « garder son calme » et à « se désolidariser de toute entreprise subversive », Tchiroma réaffirme que la véritable voix du peuple doit être entendue et respectée. Vingt personnes ont été interpellées dans la ville de Garoua, et d’autres sont entendues à Yaoundé, soulignant la tension qui règne sur le terrain.
À quelques jours de la décision du Conseil constitutionnel, Issa Tchiroma appelle à la vigilance et à la mobilisation pacifique : le peuple camerounais doit faire valoir son droit à choisir ses dirigeants et à défendre ses votes. Dans un contexte où chaque jour compte, ses mots résonnent comme un avertissement : la reconnaissance de la victoire populaire est non négociable.
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