Une candidature soutenue par la mobilisation populaire
Vêtu d’une tenue traditionnelle et accompagné de la garde présidentielle, Doumbouya s’est rendu ce lundi 3 novembre 2025 à la Cour suprême pour formaliser son dossier.
Sa candidature, longtemps évoquée, bénéficie d’un soutien massif : mouvements citoyens, associations locales et plateformes régionales, notamment la Synergie GMD25, ont multiplié les appels à ce qu’il se présente.
L’Alliance des Forces Patriotiques (AFP) l’a officiellement désigné comme son candidat, et la quasi-totalité des 368 présidents de délégations spéciales ont apporté leur parrainage. Ses partisans saluent son rôle stabilisateur et son engagement dans la refondation des institutions guinéennes.
Un contexte politique profondément transformé
Le dépôt intervient après la victoire écrasante du “Oui” au référendum constitutionnel de septembre, qui a adopté une nouvelle Loi fondamentale et ouvert la voie à la présidentielle.
Le pays connaît une recomposition politique majeure : 51 nouveaux partis ont été certifiés en octobre, portant à 124 le nombre total de formations autorisées, tandis que certains leaders historiques, comme Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, demeurent exclus du scrutin.
Une présidentielle sous haute surveillance
En plus de Doumbouya, quatre autres candidatures ont été enregistrées auprès de la CENI :
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Lansana Kouyaté (PEDN), ancien Premier ministre ;
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Ousmane Kaba (PADES), ancien ministre et député ;
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Makalé Camara (FAN), seule femme candidate ;
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Faya Lansana Millimouno (Bloc Libéral).
Avec cette candidature, Doumbouya entre dans la course présidentielle au moment où le paysage politique guinéen se réinvente, promettant une élection déterminante pour l’avenir du pays et la légitimité du processus électoral.
Lfl







