Cinq clubs Rotary d’Abidjan: Deux-Plateaux, Adjamé, Abidjan Doyen, Massina et Les Perles — ont organisé, le mercredi 19 novembre 2025 à Abidjan-Plateau, une rencontre axée sur un panel intitulé : « Quelles stratégies pour une contribution efficiente à l’Indice de développement humain (IDH) en Côte d’Ivoire ? ».
L’objectif : repenser leurs méthodes d’intervention pour mieux répondre aux orientations du district 9101 du Rotary.
« Se réinventer pour impacter durablement » : le message fort de Stanislas Zézé
Invité en tant que paneliste, Stanislas Zézé, directeur général de Bloomfield, a appelé les membres du Rotary à une profonde remise en question de leurs approches actuelles. Selon lui, l’impact du Rotary sera d’autant plus fort qu’il s’inscrira dans des stratégies économiques durables.
Il a plaidé pour un investissement accru dans :
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la création d’emplois,
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l’émergence de champions nationaux,
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des projets économiques et sociaux à fort impact,
plutôt que dans des actions ponctuelles, « certes louables mais insuffisantes » pour réduire durablement pauvreté et vulnérabilité.
« La contribution du Rotary est importante, mais elle doit désormais encourager les populations à entrer dans des projets collaboratifs et lucratifs leur garantissant une véritable indépendance », a-t-il affirmé.
Zézé a également encouragé les clubs à inciter les autorités locales à revoir le modèle économique national, en misant davantage sur la montée en puissance des entreprises ivoiriennes.
Selon lui, si la part de richesse créée par les entreprises locales passait de 20 % actuellement à 60 %, l’impact sur l’IDH serait « significatif ».
Un Rotary qui veut dépasser la charité pour devenir un levier de développement
Toussaint Adjo, président du Rotary Club Abidjan Deux-Plateaux, a justifié le choix du thème. Il a rappelé que l’IDH du pays demeure freiné par :
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une espérance de vie encore basse,
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une durée moyenne de scolarisation insuffisante,
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et des besoins persistent en investissements sociaux.
« Nous devons cesser de parler de simple charité pour parler d’efficience et de levier financier », a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement du Rotary à accompagner les populations au quotidien.
Des experts multisectoriels pour enrichir le débat
Aux côtés de Stanislas Zézé, d’autres figures du secteur économique et financier ont participé au panel :
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Katier Bamba, directeur général de Wave Côte d’Ivoire,
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Jean-Louis Menann Kouamé, directeur général d’Orange Bank.
Leurs contributions ont permis d’élargir la réflexion autour d’un même objectif : mieux positionner les actions du Rotary comme moteurs structurels du développement humain en Côte d’Ivoire.
Roland Yoboué








