L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a inscrit, mercredi 10 décembre, le « Koshary, plat de la vie quotidienne et pratiques associées » sur sa liste du patrimoine culturel immatériel. L’annonce a été faite lors de la session de la Commission tenue à New Delhi, marquant la première fois qu’un plat égyptien bénéficie de cette distinction mondiale.
Le Koshary, mélange de riz, pâtes, lentilles noires et oignons frits, assaisonné de vinaigre, d’ail et de sauce piquante, est un repas populaire et économique, apprécié pour sa valeur nutritive et son accessibilité. Selon le dossier présenté à l’UNESCO, sa préparation remonte aux années 1940 et s’inspire de traditions culinaires anciennes, certaines traces ayant été retrouvées dans des temples et tombes pharaoniques. Le plat est notamment vendu près des écoles, offrant un repas rassasiant aux étudiants et aux travailleurs.
Le ministre égyptien de la Culture, Ahmed Hanno, a salué cette reconnaissance, affirmant qu’elle « met en lumière l’importance de la culture du quotidien des Égyptiens » et qu’elle valorise la transmission intergénérationnelle des pratiques culinaires. Il a souligné que le Koshary est le premier plat égyptien inscrit au patrimoine immatériel et que d’autres éléments culturels suivront probablement dans les années à venir.
L’UNESCO a également mis en avant l’aspect social et communautaire du Koshary, traditionnellement partagé lors de réunions familiales, de rencontres entre voisins ou d’événements nationaux. Servi aussi dans les ambassades égyptiennes à l’étranger, le plat incarne l’identité culturelle et gastronomique de l’Égypte, reflétant à la fois son histoire et sa convivialité.
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