À peine reconduit à la tête de l’État, le président Alassane Ouattara prépare déjà les fondations de son quatrième mandat. Selon des informations rapportées par Africa Intelligence, le chef de l’État envisage un important réaménagement politique, avec un renforcement du rôle de son frère cadet, Téné Birahima Ouattara, appelé à occuper une place centrale dans l’architecture du prochain gouvernement.
Une majorité écrasante en ligne de mire
Le RHDP ambitionne de décrocher près de 80 % des sièges lors des législatives du 27 décembre. Une domination parlementaire qui donnerait au pouvoir une marge de manœuvre considérable pour remodeler l’exécutif et engager des réformes institutionnelles majeures. Cette stratégie vise à verrouiller l’appareil d’État pour le prochain quinquennat.
Téné Birahima Ouattara, futur pivot du dispositif présidentiel ?
La candidature du ministre de la Défense à Abobo n’est pas anodine. Elle vise, selon Africa Intelligence, à lui offrir une solide légitimité électorale avant son accession à un poste de tout premier plan. Son maintien à la Défense est jugé peu probable, et plusieurs options ont été étudiées, notamment la présidence de l’Assemblée nationale.
Si cette dernière piste semble s’éloigner — Adama Bictogo étant désormais bien placé pour conserver le perchoir — l’hypothèse d’une nomination de Téné Birahima Ouattara à la primature gagne du terrain. Ce choix offrirait au chef de l’État un contrôle renforcé de l’action gouvernementale, tout en ancrant durablement l’influence familiale au sommet de l’État.
Un changement à la primature en perspective
Une éventuelle nomination de « Photocopie » à la primature impliquerait le départ de l’actuel Premier ministre, Robert Beugré Mambé. Selon les informations du média, ce dernier pourrait être orienté vers la vice-présidence, mais avec des prérogatives amoindries par rapport à celles de son prédécesseur, Tiémoko Meyliet Koné, en perte d’influence.
Rééquilibrage interne autour du Président
Dans le premier cercle présidentiel, certaines figures consolident leur position. Patrick Achi garderait un rôle clé dans l’appareil, tandis que Masséré Touré et Fidèle Sarassoro restent parmi les piliers les plus influents du Palais.
Dans le même temps, plusieurs barons historiques du régime pourraient être écartés. Le nom d’Ally Coulibaly, ancien ministre des Affaires étrangères devenu grand chancelier, revient notamment dans les discussions comme candidat potentiel au départ.
Une révision constitutionnelle à l’horizon
Fort d’une majorité parlementaire anticipée, Alassane Ouattara envisage même une révision ciblée de la Constitution. Plusieurs articles clés pourraient faire l’objet d’amendements, dans la continuité de la stratégie d’ajustement institutionnel amorcée depuis plusieurs mois.
Ce vaste chantier politique annonce les contours d’un quatrième mandat placé sous le sceau de la consolidation du pouvoir présidentiel — et d’une montée en puissance assumée de Téné Birahima Ouattara, désormais au cœur des projections de l’exécutif.
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