L’Égypte ouvrira sa campagne à la Coupe d’Afrique des nations 2025, prévue au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, par un duel face au Zimbabwe, présenté comme le premier test d’un parcours que les Pharaons espèrent victorieux. Pour la sélection égyptienne, il s’agira de sa 27ᵉ participation à la grand-messe du football africain.
Détentrice du record absolu avec sept sacres continentaux (1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008 et 2010), l’Égypte aborde cette CAN avec l’ambition assumée de reconquérir une couronne qui lui échappe depuis quinze ans. Déjà installés à Agadir, les coéquipiers de Mohamed Salah se préparent dans un climat mêlant confiance, exigence et pression populaire.
Le tirage au sort a placé les Pharaons dans un groupe B relevé mais abordable. Le Zimbabwe, adversaire du match d’ouverture, représente une opportunité idéale pour engranger des points et lancer la dynamique avant les confrontations plus périlleuses contre l’Afrique du Sud et l’Angola.
Après ce premier rendez-vous, l’Égypte affrontera les Bafana Bafana le 26 décembre, avant de clore la phase de groupes face à l’Angola trois jours plus tard. Demi-finalistes lors de la dernière édition, les Sud-Africains arrivent avec un statut d’outsider solide, forts de leur discipline tactique et de leur expérience des grands tournois.
Sur le papier, une qualification pour les huitièmes de finale paraît à la portée des Pharaons, d’autant que le format de la compétition permet également aux meilleurs troisièmes de poursuivre l’aventure. Mais la prudence reste de mise dans une poule où chaque adversaire dispose d’arguments pour bousculer la hiérarchie.
Sous la direction de Hossam Hassan, ancien goleador devenu sélectionneur, l’Égypte s’appuie sur un effectif dense et expérimenté. Aux côtés de Mohamed Salah, leader incontesté, figurent des joueurs évoluant au plus haut niveau européen, à l’image d’Omar Marmoush, ainsi que des cadres rompus aux joutes africaines issus des clubs locaux majeurs comme Al Ahly, Zamalek et Pyramids FC.
L’Angola, dernier adversaire du groupe, arrive avec une génération ambitieuse et décomplexée. Portée par des talents évoluant en Europe, notamment au Portugal et en Espagne, la sélection angolaise nourrit l’espoir de créer la surprise et de s’inviter parmi les révélations du tournoi.
Cette CAN 2025 représente aussi une quête de rédemption pour l’Égypte, éliminée prématurément lors de la dernière édition disputée en Côte d’Ivoire, à l’issue d’une cruelle séance de tirs au but face à la RD Congo (7-8). Une élimination qui avait entraîné le départ du sélectionneur portugais Rui Vitória.
Successeur désigné, Hossam Hassan joue une partie décisive au Maroc. Bien qu’il ait conduit les Pharaons à une qualification sans défaite pour la CAN et la Coupe du monde 2026, les attentes restent élevées et la marge d’erreur réduite. Qualifiée dès le 15 octobre 2024 en terminant en tête du groupe C des éliminatoires avec 14 points (quatre victoires et deux nuls), l’Égypte arrive à cette CAN avec une certitude : son histoire l’oblige.
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