La Direction générale des impôts (DGI) a définitivement tourné la page des factures physiques en Côte d’Ivoire. Dans un communiqué officiel, le directeur général des impôts, Ouattara Abou Sié, a annoncé la fin de la période de tolérance accordée aux entreprises, consacrant l’usage exclusif des factures normalisées électroniques (FNE) dans les opérations fiscales.
Depuis début décembre 2025, l’utilisation exceptionnelle de la facture normalisée physique n’est plus autorisée, aussi bien pour les entreprises relevant du régime réel d’imposition (normal et simplifié) que pour celles soumises au régime des microentreprises. Désormais, seules les factures électroniques sont reconnues par l’administration fiscale pour la justification des charges et la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Cette réforme introduit également une nouvelle condition administrative majeure. La DGI précise que l’inscription sur la plateforme de la facture normalisée électronique est désormais indispensable pour l’obtention de l’Attestation de Régularité Fiscale (ARF). Sans cette inscription, les entreprises ne pourront ni soumissionner aux marchés publics ni accomplir certaines démarches administratives essentielles.
Les contribuables sont ainsi invités à s’inscrire sur la plateforme dédiée à la FNE, accessible à travers le site officiel de la DGI, le portail e-impôts ou encore la plateforme spécifique de la facture électronique. L’administration fiscale encourage les chefs d’entreprise à prendre toutes les dispositions nécessaires afin de se mettre en conformité avec la réglementation en vigueur.
Pour la DGI, la généralisation de la facture électronique s’inscrit dans une stratégie globale de modernisation et de sécurisation des recettes publiques. Cette réforme vise notamment à réduire la fraude, à limiter les pertes de recettes fiscales et à améliorer la traçabilité des transactions économiques.
En renforçant la digitalisation de ses procédures, la Direction générale des impôts entend consolider une gouvernance fiscale plus transparente et plus efficace, au service du développement économique et de la mobilisation durable des ressources de l’État.
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