Le gouvernement fédéral somalien a exprimé lundi sa profonde indignation face à la visite du ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, à Hargeisa, capitale de la région autonome du Somaliland, qu’il considère comme une violation flagrante de la souveraineté somalienne.
Dans un communiqué officiel, le ministère somalien des Affaires étrangères a rappelé que Hargeisa fait partie intégrante du territoire internationalement reconnu de la Somalie, et que toute présence officielle étrangère sur ce territoire sans autorisation de Mogadiscio est illégale et nulle. Le gouvernement a dénoncé une « ingérence inacceptable dans les affaires internes » et a fait appel au respect des normes internationales régissant les relations entre États souverains.
Selon i24NEWS, Gideon Sa’ar est arrivé mardi matin pour sa première visite officielle depuis que son pays a reconnu la souveraineté du Somaliland. Il doit rencontrer le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, et tenir une conférence de presse conjointe. Les autorités israéliennes affirment que cette reconnaissance n’inclut aucun accord militaire ni dispositions sur les réfugiés.
La Somalie rappelle que cette initiative contredit la Charte des Nations unies, l’Acte constitutif de l’Union africaine et les principes de non-ingérence, et a appelé Israël à mettre fin immédiatement à toute action portant atteinte à son intégrité territoriale. Elle a également sollicité le soutien de l’ONU, de l’UA, de la Ligue arabe, de l’OCI et de ses partenaires internationaux pour défendre l’unité nationale.
Le gouvernement somalien a par ailleurs indiqué qu’il se réserve le droit de prendre toutes les mesures diplomatiques et juridiques nécessaires pour protéger son territoire, tout en restant attaché à une résolution pacifique des différends et au respect du droit international.
Cette visite intervient dans un contexte diplomatique tendu, après que plusieurs pays africains et l’Union africaine ont rejeté la reconnaissance du Somaliland par Israël, malgré l’appui des États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU.
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