L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a salué avec émotion la mémoire du constitutionnaliste Albert Bourgi, décédé le 7 janvier 2026 à Paris à l’âge de 83 ans. Une disparition qui touche autant la sphère intellectuelle africaine que la vie personnelle de l’ancien chef d’État.
Figure emblématique du droit et du socialisme sur le continent, Albert Bourgi a marqué des générations par ses analyses rigoureuses et son engagement pour les valeurs démocratiques. Dans un message empreint de nostalgie, Laurent Gbagbo a souligné : « Albert Bourgi s’en est allé le 7 janvier 2026. C’est une perte pour l’intelligence africaine, pour la pensée libre, pour le droit, qu’il portait avec rigueur et élégance. »
Agrégé de droit, Albert Bourgi était reconnu pour sa capacité à conjuguer exigence intellectuelle et engagement politique. Pour Laurent Gbagbo, il représentait avant tout « un Africain debout », un homme dont la vision éclairée du continent et la force de conviction inspiraient respect et admiration.
Au-delà de la stature publique du juriste, l’ancien président ivoirien a rendu hommage à leur relation personnelle : « Il fut pour moi un ami, un frère, un compagnon de réflexion », a-t-il confié. Il se remémore notamment les rencontres dans le salon parisien d’Albert Bourgi, surnommé affectueusement le « Centre culturel africain », véritable carrefour d’idées et d’échanges sur l’avenir de l’Afrique.
Avec la disparition d’Albert Bourgi, l’Afrique perd un intellectuel engagé et la gauche socialiste un acteur de référence, tandis que Laurent Gbagbo perd un homme de cœur et un ami fidèle, laissant un vide immense dans le paysage juridique et politique du continent.
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