L’Union africaine a dévoilé, à l’issue d’une réunion de haut niveau tenue les 16 et 17 janvier 2026 à Lomé, l’architecture de sa médiation pour stabiliser l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et renforcer la paix dans la région des Grands Lacs.
Le président togolais Faure Gnassingbé a été désigné médiateur de l’UA pour ce processus. Il sera épaulé par une équipe togolaise issue du ministère des Affaires étrangères et de l’Unité présidentielle, selon une communication du chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, publiée le 19 janvier.
Le dispositif se décline en plusieurs pôles thématiques confiés à d’anciens chefs d’État africains. L’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo prendra en charge les questions militaires et de sécurité, tandis que l’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde pilotera l’axe humanitaire. Le dialogue avec les groupes armés locaux sera conduit par l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta.
Sur le plan économique, l’ancien président botswanais Mokweetsi Masisi supervisera la coopération régionale. Les volets société civile, réconciliation nationale et participation des femmes seront suivis par l’ancienne présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza.
La coordination technique du processus sera assurée par un secrétariat conjoint indépendant réunissant le Togo, la Commission de l’Union africaine, la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). La Commission de l’UA sera, quant à elle, chargée de la liaison avec les partenaires internationaux, notamment l’ONU, l’Union européenne, les États-Unis et le Qatar.
L’objectif affiché est de renforcer la cohérence des initiatives régionales et continentales, afin d’aboutir à un règlement durable du conflit dans l’est de la RDC, où les violences armées et les tensions interétatiques restent vives.
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