Le gouvernement burkinabè a présenté un bilan jugé largement positif du programme national de cliniques mobiles, déployé dans les 13 régions du pays, qui a permis à près de deux millions de femmes de bénéficier, en une année, de sensibilisations et de soins spécialisés gratuits.
Lancée le 16 juillet 2024 à l’initiative du président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, cette stratégie sanitaire vise à lever les obstacles géographiques et financiers qui limitent l’accès des populations, notamment rurales, aux soins spécialisés.
Selon les données officielles, 468 sorties ont été réalisées sur l’ensemble du territoire, permettant de sensibiliser environ 2 millions de femmes à l’auto-examen des seins, un geste essentiel pour la détection précoce du cancer du sein.
Sur le plan médical, l’activité des unités itinérantes s’est traduite par la réalisation de 14 217 écho-mammographies gratuites au profit de femmes âgées de plus de 40 ans. La lutte contre le cancer du col de l’utérus a également enregistré des résultats significatifs, avec 106 446 dépistages de lésions précancéreuses, 715 traitements par thermo-coagulation et 113 colposcopies effectués.
Le rapport met en avant la gratuité intégrale des prestations comme pierre angulaire de cette politique d’« équité sanitaire ». Dans le circuit classique, ces actes coûtent entre 1 500 F CFA pour un dépistage et 20 000 F CFA pour une écho-mammographie. Entre janvier et septembre 2025, l’État a mobilisé 196,551 millions de F CFA pour financer ces soins au bénéfice des populations les plus vulnérables.
Pour les autorités de la Transition, le déploiement des 15 cliniques mobiles dépasse le simple cadre logistique. Il s’inscrit dans une volonté politique affirmée de rapprocher les services publics des citoyens et de garantir un accès équitable aux soins spécialisés.
L’ambition affichée est claire : faire en sorte que la prise en charge médicale spécialisée ne soit plus un privilège des centres urbains, mais un droit effectif pour les populations déplacées internes et les communautés vivant dans les zones les plus reculées du Burkina Faso.
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