Le président de la Transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu en audience, le jeudi 29 janvier 2026 au palais de Koulouba, le commandant de la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES), le général de brigade Daouda Traoré. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de consolidation d’une architecture sécuritaire régionale fondée sur la souveraineté et l’intégration entre États sahéliens.
Selon la présidence malienne, l’audience s’est tenue en présence de responsables civils et militaires et a permis de faire le point sur l’état d’avancement de la mise en place de la Force unifiée de l’AES, initiative conjointe du Mali, du Burkina Faso et du Niger.
À l’issue des échanges, le général Daouda Traoré a présenté au chef de l’État un compte rendu des travaux engagés, portant sur les aspects organisationnels, opérationnels et logistiques de cette force régionale en cours de structuration. Le dispositif vise un effectif d’environ 5 000 hommes, appelés à être déployés progressivement sur les zones les plus exposées aux menaces sécuritaires transfrontalières.
Au-delà de la dimension militaire, la Force unifiée de l’AES incarne la volonté des trois États de renforcer leur intégration stratégique et de mutualiser leurs moyens dans un contexte de recomposition des alliances régionales. Elle s’inscrit dans une démarche d’autonomisation sécuritaire, à la suite du retrait progressif des mécanismes régionaux précédemment en vigueur.
La nomination du général Daouda Traoré à la tête de cette force, annoncée à la veille de la deuxième session du Collège des chefs d’État de la Confédération de l’AES en 2025, traduit la volonté politique des dirigeants sahéliens de doter leur espace commun d’un commandement intégré et d’une chaîne décisionnelle unifiée.
Lors de l’audience, le président Assimi Goïta a salué les avancées enregistrées dans la structuration de la force et donné des orientations visant à accélérer l’atteinte des objectifs assignés. Selon les autorités, la montée en puissance de ce dispositif constitue un pilier central de la nouvelle doctrine de défense collective portée par la Confédération.
Dans un Sahel marqué par une instabilité persistante, la Force unifiée de l’AES se présente ainsi comme un instrument de souveraineté régionale, traduisant l’ambition des États membres de reprendre en main leur sécurité et de construire une réponse endogène aux défis communs.
Ljp







