Le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, Koné Braman Oumar, menace de poursuites les manifestants ayant proféré des propos jugés « racistes » ou « xénophobes ». Ce, après la mobilisation record contre un quatrième mandat d’Alassane Ouattara. L’opposition, quant à elle, dénonce une criminalisation de la contestation.
Au lendemain de la marche nationale organisée samedi contre un éventuel quatrième mandat du président Alassane Ouattara, le procureur d’Abidjan est monté au créneau. Dans un communiqué, il a promis la « fin de la récréation », annonçant que des poursuites seront engagées contre toute personne ayant tenu des propos « racistes », « xénophobes » ou « incitant à la haine ».
La marche, qui a réuni plusieurs milliers de personnes à Abidjan et dans d’autres villes, a été l’une des plus importantes manifestations de l’opposition depuis le début du processus électoral. Les organisateurs affirment que leur mobilisation était pacifique et visait uniquement à défendre la Constitution et à dénoncer ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire.
Des images largement relayées sur les réseaux sociaux montrent une foule compacte brandissant pancartes et drapeaux, scandant des slogans hostiles au quatrième mandat. Pour l’opposition, les menaces du parquet s’inscrivent dans une stratégie de criminalisation de la contestation, à quelques semaines du scrutin prévu en octobre.
LFL







