Suite aux violences survenues début août à Yopougon, deux hauts responsables du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) ont été arrêtés et placés en détention provisoire. Ils sont accusés d’avoir fomenté des actes terroristes dans un contexte électoral tendu à quelques mois du scrutin présidentiel.
Dans la nuit du 1er août 2025, une vague de violences a éclaté à Yopougon, à l’ouest d’Abidjan. Une bande d’individus armés de machettes, gourdins, armes à feu et cocktails molotov a incendié un bus de la SOTRA, attaqué des véhicules de police et saccagé des infrastructures publiques, plongeant le quartier dans la peur.
Les investigations menées par les autorités ont conduit à l’arrestation de plusieurs suspects, dont des cadres influents du PPA-CI. Selon le procureur de la République, Lida Kouassi Moïse, ancien ministre de la Défense, et Koné Boubakar, ex-ambassadeur, sont soupçonnés d’être les instigateurs de ces violences.
Ils font face à de lourdes accusations : actes terroristes, complot contre l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel, incendie volontaire et dégradations. Ces faits sont passibles de peines sévères en vertu de la loi antiterroriste ivoirienne.
Ce dossier intervient alors que la campagne autour de la présidentielle ivoirienne 2025 s’intensifie, dans un climat marqué par des tensions politiques fortes et les revendications de l’opposition. Notamment, pour la réintégration de leaders exclus du processus électoral, tels que Laurent Gbagbo ou Guillaume Soro. L’arrestation de ces cadres du PPA-CI ajoute une nouvelle dimension aux enjeux sécuritaires et politiques du pays.
LFL







