Le gouvernement du Burkina Faso a adopté, jeudi 12 mars 2026, deux décrets portant création de la société anonyme Yennenga Holding Burkina Faso. Dotée d’un capital de 10 milliards de francs CFA, cette structure aura pour mission de regrouper et de gérer les participations de l’État dans plusieurs institutions financières.
Une holding pour centraliser les actifs financiers de l’État
La décision a été prise lors du Conseil des ministres présidé par le chef de l’État burkinabè, Ibrahim Traoré. Les textes adoptés portent à la fois sur la création de la nouvelle holding et sur l’approbation de ses statuts.
Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, la société anonyme Yennenga Holding Burkina Faso aura pour vocation de regrouper les participations de l’État et de ses démembrements dans trois banques et une société de réassurance, où les pouvoirs publics détiennent des parts majoritaires.
L’objectif est de centraliser la gestion de ces actifs stratégiques, jusqu’ici répartis entre plusieurs structures publiques.
Un capital de 10 milliards de francs CFA
La nouvelle société est dotée d’un capital social de 10 milliards de francs CFA, réparti entre l’État et ses démembrements.
Dans cette configuration, l’État détient 51 % du capital, tandis que 49 % sont détenus par ses structures et entités publiques associées. Cette répartition vise à garantir le contrôle majoritaire de l’État tout en impliquant les différentes institutions publiques dans la gouvernance de la holding.
Un outil pour financer les projets structurants
Au-delà de la rationalisation de la gestion des participations publiques dans le secteur bancaire, Yennenga Holding Burkina Faso devrait également servir d’instrument financier au service des projets stratégiques de l’État.
La holding pourrait ainsi contribuer au financement et à la structuration de plusieurs initiatives économiques portées par les autorités burkinabè.
Une réforme inscrite dans la dynamique de transformation économique
La création de cette structure s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par les autorités de transition sous la direction du président Ibrahim Traoré.
Elle s’intègre notamment dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire, présentée comme le cadre de référence des transformations économiques et institutionnelles actuellement menées au Burkina Faso.
À travers cette initiative, les autorités entendent renforcer la gouvernance des actifs publics et optimiser la gestion des participations de l’État dans le système financier national.
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