La Coalition des Centrales Syndicales du Niger (CCSN) a rejeté, dans un communiqué publié le 14 mars 2026, la résolution du Parlement européen appelant à la libération de l’ancien président Mohamed Bazoum.
Une résolution jugée inacceptable
Pour la CCSN, cette position de l’Union européenne constitue une ingérence inacceptable dans les affaires internes du Niger. La coalition syndicale estime que le dossier de Mohamed Bazoum relève exclusivement des institutions judiciaires nigériennes, dans le respect des lois nationales.
Elle insiste sur le fait que le Niger demeure un État souverain, engagé dans un processus de refondation, et ne saurait subir de pressions extérieures.
Soutien aux autorités nigériennes
La CCSN a également exprimé son soutien aux autorités du pays, notamment après la convocation de l’ambassadrice de l’Union européenne à Niamey, à qui une lettre officielle de protestation a été remise.
Elle réaffirme son opposition à toute tentative de pression ou de diktat international, tout en défendant fermement la souveraineté nationale.
Accusations de « deux poids, deux mesures »
Dans son communiqué, la coalition syndicale dénonce par ailleurs le silence de l’Union européenne sur d’autres crises internationales, qu’elle considère comme des violations graves du droit international.
Elle évoque notamment des situations au Venezuela, à Cuba, au Sahel ou encore en Iran, dénonçant une application sélective des principes de justice internationale.
Appel à la mobilisation nationale
En conclusion, la CCSN appelle les travailleurs, les organisations sociales et l’ensemble des forces vives du Niger à rester unis, vigilants et mobilisés afin de défendre la cohésion nationale et la souveraineté du pays face aux pressions extérieures.
Ljp








