Deux défenses d’éléphant saisies
La lutte contre le trafic d’animaux sauvages a enregistré un nouveau succès ce mardi 3 mars 2026 à Yopougon, Abidjan. Un homme a été interpellé alors qu’il transportait deux défenses d’éléphant dissimulées dans un sac de voyage, en vue de les vendre illégalement.
Pris en flagrant délit
Le suspect a été pris sur le fait, accusé de détention, circulation et commercialisation illégales de produits fauniques. Déféré le 6 mars devant le Pôle pénal et financier d’Abidjan, il a été placé sous mandat de dépôt au Pôle pénitentiaire d’Abidjan (ex-Maca), en attendant la suite de l’instruction.
Une opération coordonnée
Cette arrestation résulte d’une action conjointe entre l’UCT, la DPFE-Minef et l’ONG Eagle-Côte d’Ivoire, qui a fourni un soutien technique aux enquêteurs. Une collaboration qui illustre l’efficacité des mécanismes de lutte contre la criminalité faunique.
Des sanctions sévères
Conformément à la loi n° 2024-364 du 11 juin 2024, l’homme risque 10 à 20 ans de prison et une amende de 10 à 100 millions FCFA s’il est reconnu coupable.
Une espèce en danger
Le trafic d’ivoire continue de menacer les populations d’éléphants en Afrique de l’Ouest, estimées entre 2 500 et 11 000 individus. En Côte d’Ivoire, seuls 200 à 600 éléphants subsistent, dont une centaine dans le Parc national de la Comoé.
Les autorités et les ONG appellent à renforcer la surveillance et la protection de cette espèce emblématique pour éviter son extinction.
Lfl









