La Côte d’Ivoire accélère. À moins d’un an de son échéance, le projet Transition bas carbone (TBC) entre dans une phase décisive. Réunis ce mercredi 18 mars 2026 dans les locaux d’Expertise France à Abidjan-Angré, les membres du Comité de pilotage ont lancé un message clair : il est temps de transformer les acquis en résultats durables.
Une mobilisation multisectorielle
Autour de la table, 32 acteurs clés : représentants de l’État, partenaires techniques, secteur privé et société civile. Tous engagés dans un même combat : intégrer le climat au cœur du développement ivoirien.
Soutenu par l’Union européenne, le projet TBC s’impose aujourd’hui comme l’un des piliers de la stratégie environnementale nationale.
Le moment des décisions
Cette 5e réunion n’était pas une simple formalité. Elle a permis de :
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faire le point sur les recommandations passées,
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dresser le bilan de 2025,
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et surtout fixer le cap pour 2026.
Pour le Dr Alex Mayeul Lagaud, l’enjeu est sans équivoque :
« Nous devons prendre des décisions fortes pour garantir l’atteinte des objectifs et inscrire durablement les résultats dans les politiques nationales. »
L’alerte des partenaires européens
Du côté de l’UE, le ton est à la fois satisfait et exigeant. Jean Douzo salue les progrès… mais met en garde :
« L’essentiel reste à faire : transformer cette dynamique en héritage durable. »
Deux priorités s’imposent :
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sécuriser les acquis,
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préparer l’après-projet.
Un plan de sortie structuré est attendu, avec un objectif clé : assurer une appropriation totale par l’État ivoirien.
2025, une année charnière
Le projet, lancé en 2023, a connu une montée en puissance. Comme l’a rappelé Alexandre Foulon, directeur pays d’Expertise France, plusieurs avancées majeures ont été enregistrées :
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structuration de la gouvernance climatique,
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amélioration du suivi des engagements environnementaux,
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appui aux ministères sectoriels,
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implication renforcée de la société civile.
Un bilan final est déjà annoncé pour le second semestre 2026.
Des objectifs ambitieux… et attendus
Dans le cadre de l’Accord de Paris, la Côte d’Ivoire a relevé ses ambitions :
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-33,07 % d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035,
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46,3 % d’énergies renouvelables,
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1,5 million d’hectares de forêts restaurés,
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2,5 millions d’hectares d’agroforêts,
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-70 % d’hydrofluorocarbures (HFC).
Cap sur 2026.
Plus qu’une échéance, c’est un test grandeur nature pour la Côte d’Ivoire. Entre engagements internationaux et réalités locales, le projet TBC devra prouver une chose : que la transition bas carbone peut devenir un moteur concret de développement et non une simple promesse.
Lfl









