La tenue du 12ᵉ Congrès ordinaire de l’UNJCI, prévue le 25 mars 2026, a été suspendue à la dernière minute, sur fond de crispations liées à une procédure judiciaire visant ses principaux dirigeants.
Le Parquet d’Abidjan a en effet convoqué, le 24 mars, Jean-Claude Coulibaly et Bertin N’Guessan. Une initiative qui a suscité une vive réaction de la FIJ et de la FAJ. Dans un communiqué conjoint, ces organisations dénoncent une « pression inacceptable » et mettent en garde contre toute atteinte à la liberté de la presse.
S’appuyant sur les principes défendus par l’OIT et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, elles appellent au respect strict des libertés syndicales et exigent la fin de toute forme d’intimidation à l’encontre des responsables de l’UNJCI.
Face à cette situation, les instances dirigeantes de l’organisation ont opté pour une posture d’apaisement. Dans un communiqué cosigné le 24 mars, Jean-Claude Coulibaly et Bertin N’Guessan ont annoncé la suspension du congrès, l’engagement d’un processus de médiation et leur volonté de se conformer à la procédure judiciaire en cours.
Cette décision fait écho aux recommandations du Conseil des sages et du collectif des anciens présidents, qui ont plaidé pour le dialogue et la préservation de la cohésion interne.
En reportant son congrès, l’UNJCI choisit ainsi de temporiser pour mieux préserver son unité, dans un contexte où les enjeux dépassent le seul cadre organisationnel pour toucher aux principes fondamentaux de liberté d’expression en Côte d’Ivoire.
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