Dans un contexte international marqué par une envolée spectaculaire des prix du pétrole, la Côte d’Ivoire fait le choix de la stabilité. Pour toute la période du 1er au 30 avril 2026, les prix de l’essence, du gasoil et du gaz butane restent inchangés, offrant un répit aux consommateurs.
Des tarifs inchangés à la pompe
Malgré la pression des marchés internationaux, les prix sont maintenus : Super sans plomb : 820 FCFA/litre, Gasoil : 675 FCFA/litre, Pétrole lampant : 705 FCFA/litre. Ces niveaux s’inscrivent dans la continuité des baisses enregistrées en 2025, qui avaient permis d’alléger le coût du carburant pour les usagers.
Gaz butane : stabilité confirmée
Même tendance pour le gaz domestique, essentiel pour les ménages :
- 6 kg : 2 000 FCFA
- 12,5 kg : 5 200 FCFA
- 15 kg : 6 965 FCFA
- 17,5 kg : 8 125 FCFA
- 25 kg : 11 610 FCFA
- 28 kg : 13 000 FCFA
Une stabilité qui contribue à contenir la hausse du coût de la vie dans un contexte économique tendu.
Une flambée historique du pétrole
Depuis fin février 2026, les marchés pétroliers sont secoués par les tensions liées au conflit en Iran. Le blocage partiel du détroit d’Ormuz — un passage clé pour près de 20 % du pétrole mondial, et les menaces sur des infrastructures stratégiques ont provoqué une hausse brutale des prix. En un mois, le baril a bondi de près de 60 %, une progression exceptionnelle à l’échelle historique.
Des signes d’accalmie sous conditions
Malgré cette tension, une légère détente est observée en cette fin mars. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a évoqué une volonté de mettre fin aux hostilités sous certaines garanties. Parallèlement, Donald Trump a laissé entrevoir une orientation vers une solution diplomatique, contribuant à calmer les marchés.
Un équilibre délicat pour les autorités
En Côte d’Ivoire, les prix des hydrocarbures sont ajustés chaque mois selon un mécanisme automatique basé sur les cours internationaux. Dans ce contexte, le maintien des prix traduit une stratégie prudente :
protéger les consommateurs, amortir les chocs extérieurs et maintenir la stabilité économique.
Une stabilité sous pression
Si avril s’annonce stable, l’évolution des prix reste incertaine. Tout dépendra de la situation géopolitique et de la capacité des marchés à retrouver un équilibre. Pour les Ivoiriens, c’est un mois de répit, dans un environnement mondial encore hautement imprévisible.
Dina Light






