Dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 avril 2026, une vaste opération de répression et de sensibilisation a été menée dans les communes de Cocody et Abobo, dans le cadre de la campagne nationale « Kadhafi » contre la consommation de drogues et d’alcool.
Pilotée par le Programme national de lutte contre le tabagisme, l’alcoolisme, la toxicomanie et les autres addictions (PNLTA), cette campagne, initiée par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, se déroule du 25 mars au 29 mai 2026.
Une opération de terrain menée de nuit
Déployée de 22 heures à 2 heures du matin, l’intervention a mobilisé des agents de la Brigade mondaine et de la GMI, répartis en deux équipes. Tandis qu’un groupe couvrait Cocody, l’autre intervenait simultanément dans plusieurs quartiers d’Abobo.
L’objectif était double : traquer la consommation illicite de chicha et sensibiliser la population, notamment les jeunes, sur les dangers liés à ces pratiques. Les agents ont alterné tenue officielle et civil pour surprendre les consommateurs dans les espaces de divertissement.
Des saisies significatives
À Abobo Baoulé, plusieurs kits de chicha ont été retirés aux clients, et les propriétaires des établissements convoqués pour répondre de leurs activités. Dans le quartier Ayama, l’opération s’est concentrée davantage sur la sensibilisation, avec des échanges sur les risques sanitaires liés à la chicha et aux substances assimilées.
C’est à Aboboté que les saisies ont été les plus importantes. Sur quatre espaces visités, les forces de l’ordre ont découvert de nombreux kits dissimulés à l’arrière-cour des maquis. Au total, 109 kits de chicha ont été saisis au cours de la nuit : 79 à Cocody et 100 à Abobo.
Sensibilisation et prévention au cœur de l’action
Au-delà de la répression, les agents ont expliqué aux consommateurs les effets nocifs de la chicha et des drogues, insistant sur leurs conséquences sanitaires et sociales.
Des défis sur le terrain
Cependant, l’opération n’a pas été sans difficultés. Certains gérants communiquaient entre eux pour anticiper l’arrivée des équipes, dissimulant les kits avant l’intervention. Dans certains établissements, seule l’odeur de la chicha persistait, sans trace matérielle.
Malgré ces obstacles, les autorités assurent que les descentes inopinées se poursuivront, avec pour objectif la protection de la santé des populations.
Roland Yobouet









