La ministre d’État chargée des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Kaba Nialé, a lancé le lundi 13 avril 2026à la Primature les travaux de la revue sectorielle 2025 du Contrat de Désendettement et de Développement, au nom du Premier ministre Robert Beugré Mambé.
Cette rencontre, qui se tient du 13 au 15 avril, rassemble les partenaires techniques, les administrations publiques et les institutions impliquées dans ce mécanisme de coopération entre la Côte d’Ivoire et la France. Elle vise à faire le point sur les réalisations, tout en préparant la dernière étape du programme.
Mis en place à la suite de l’initiative PPTE, le C2D a permis à la Côte d’Ivoire de convertir une partie importante de sa dette en investissements structurants. Sur un allègement global de 2 502 milliards FCFA obtenu en 2012, près de 1 902 milliards FCFA ont été réorientés vers des projets de développement à travers trois conventions successives.
Ces financements ont ciblé des secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable, les infrastructures routières, l’agriculture, la gouvernance et les industries culturelles. Dans ces domaines, les résultats présentés par Kaba Nialé témoignent d’avancées significatives, notamment en matière d’accès aux services sociaux de base et de désenclavement des zones rurales.
Les investissements ont permis la construction d’infrastructures scolaires, la réhabilitation d’établissements sanitaires, l’amélioration de l’accès à l’eau pour des milliers de ménages et le développement de réseaux routiers facilitant la mobilité et les échanges économiques.
Selon la coordonnatrice technique du programme, Léa Djatti Daté, le C2D affiche un niveau d’exécution financière de plus de 91 %, traduisant une progression avancée vers sa clôture. Il reste encore un peu plus de 160 milliards FCFA à mobiliser, tandis que certains projets en cours seront finalisés à l’horizon 2027 dans le cadre du troisième contrat.
L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean-Christophe Belliard, a salué l’efficacité de ce modèle de coopération, mettant en avant des résultats concrets et mesurables. Il a également insisté sur l’importance de cette revue comme cadre de réflexion pour renforcer le partenariat bilatéral.
À l’approche de la clôture du programme, les discussions portent désormais sur la durabilité des investissements réalisés et sur la capacité des infrastructures financées à continuer d’améliorer durablement les conditions de vie des populations ivoiriennes.
Roland Yobouet







