La Côte d’Ivoire prépare un scrutin majeur. Pourtant, à la Commission électorale indépendante, certains semblent confondre présidentielle et concours de visibilité.
Un candidat de 24 ans, alors que la loi fixe l’âge minimum à 35 ans. Un autre avec un dossier incomplet, condamné d’avance au rejet. Ces initiatives n’ont rien d’une ambition présidentielle : ce sont des coups de projecteurs opportunistes.
Pendant ce temps, la CEI et le Conseil constitutionnel mobilisent des moyens pour traiter ces dossiers sans avenir. Du temps perdu, des ressources gaspillées, et un processus encombré au détriment des candidatures sérieuses.
La démocratie se nourrit de pluralité, mais pas de frivolité. En 2025, l’enjeu est de choisir un chef d’État capable de porter les destinées d’un pays dans un contexte régional fragile. Les candidatures symboliques n’apportent rien, si ce n’est brouiller le débat.
Être candidat, c’est respecter les règles et l’institution. Faute de quoi, on ne défend pas la démocratie, on la ridiculise.
P.E.







