Le Sénégal continue de traverser une zone de fortes turbulences politiques. Dimanche 24 mai 2026, El Malick Ndiaye a annoncé sa démission de la présidence de l’Assemblée nationale, seulement 48 heures après la révocation du Premier ministre Ousmane Sonko par le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye.
Dans une déclaration publiée sur Facebook, El Malick Ndiaye affirme avoir pris cette décision au terme d’« une profonde réflexion » menée dans « le sens de l’État » et de « l’intérêt supérieur de la Nation ». L’ancien président du Parlement parle d’un « choix personnel », sans toutefois détailler les raisons précises de son départ.
Cette démission intervient dans un contexte marqué par de nombreuses interrogations sur l’avenir politique du Sénégal et sur les conséquences de la rupture entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, longtemps présentés comme les deux piliers de l’alternance politique de 2024.
Élu président de l’Assemblée nationale le 2 décembre 2024 avec 134 voix sur 163 votants, El Malick Ndiaye occupait une place stratégique au sein du pouvoir. Ancien ministre des Transports et porte-parole du PASTEF, il était devenu à 41 ans le plus jeune président de l’histoire du Parlement sénégalais.
Son départ ravive désormais les spéculations autour d’un possible retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, son mandat de député ayant été suspendu lors de sa nomination à la Primature.
Dans son message, El Malick Ndiaye a salué les militants du PASTEF ainsi que les députés de la majorité et de l’opposition, tout en affirmant vouloir poursuivre son engagement politique au service du pays.
Cette nouvelle séquence politique confirme l’ampleur des tensions qui secouent actuellement le sommet de l’État sénégalais, alors que le pays entre dans une phase de recomposition politique particulièrement sensible.
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