Le Ghana a officiellement entamé le rapatriement volontaire de ses ressortissants vivant en Afrique du Sud, dans un climat marqué par une recrudescence des violences et tensions visant des étrangers africains.
À travers cette opération, les autorités ghanéennes entendent protéger leurs citoyens tout en dénonçant les actes xénophobes qui continuent de viser plusieurs communautés africaines installées en Afrique du Sud.
Selon des sources diplomatiques, de nombreux Ghanéens établis à Johannesburg et dans d’autres grandes villes sud-africaines ont déjà sollicité une assistance pour regagner leur pays. Des mesures d’accompagnement ont été mises en place afin de faciliter les démarches administratives et le transport des candidats au retour volontaire.
Cette décision intervient après plusieurs épisodes de tensions liés à l’immigration, au chômage et à l’insécurité, des facteurs souvent à l’origine d’attaques contre des commerçants et travailleurs étrangers dans certaines localités sud-africaines.
Le gouvernement ghanéen affirme suivre la situation de près et appelle à une meilleure protection des ressortissants africains sur le continent, dans un contexte où les questions de mobilité et d’intégration africaine occupent une place centrale dans les débats politiques.
Pour de nombreux observateurs, cette initiative du Ghana constitue également un signal politique fort adressé aux autorités sud-africaines et à l’ensemble des États africains sur la nécessité de renforcer la solidarité continentale face aux actes de xénophobie.
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