Le Kenya est sous le choc après le terrible incendie survenu dans un internat pour filles à Gilgil, à une centaine de kilomètres de Nairobi. Alors que le bilan fait état de 16 morts et 79 blessées, l’enquête s’oriente désormais vers un acte criminel.
Les autorités kényanes ont annoncé l’arrestation de huit élèves soupçonnées d’avoir participé à la planification et à l’exécution de l’incendie qui a ravagé l’établissement scolaire dans la nuit de jeudi à vendredi.
Selon la police, plusieurs éléments recueillis sur les lieux laissent penser à un incendie volontaire. Les jeunes suspectes sont actuellement interrogées afin d’établir les responsabilités exactes dans cette tragédie qui a bouleversé le pays.
Le drame s’est produit dans la localité de Gilgil, dans le centre du Kenya, où les secours ont dû intervenir en urgence pour tenter de maîtriser les flammes et évacuer les victimes.
Cette nouvelle catastrophe ravive le souvenir d’autres incendies meurtriers ayant frappé des écoles kényanes ces dernières années. En 2024, un incendie dans un dortoir scolaire du comté de Nyeri avait déjà causé la mort de 21 garçons.
Les incendies volontaires dans les établissements scolaires constituent une préoccupation récurrente au Kenya. Un rapport officiel avait révélé qu’en 2018, pas moins de 63 cas d’incendies criminels avaient été enregistrés dans des écoles du pays.
Face à l’émotion suscitée par cette tragédie, les autorités promettent une enquête approfondie afin d’identifier tous les responsables et renforcer les dispositifs de sécurité dans les internats et établissements scolaires du pays.
Lfl








