Le président béninois Romuald Wadagni effectue ce mardi une tournée diplomatique au Niger et au Burkina Faso, deux pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), dans un contexte régional marqué par des tensions politiques mais aussi des signaux d’ouverture progressive entre plusieurs capitales ouest-africaines.
Cette visite intervient moins de neuf jours après son investiture officielle, le 24 mai à Cotonou, et s’inscrit dans la continuité de ses engagements en faveur d’un dialogue renforcé avec les États voisins, notamment ceux du Sahel.
Selon la Direction du protocole d’État, le chef de l’État béninois est d’abord attendu à Niamey pour une série d’entretiens avec le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani. Il poursuivra ensuite sa mission à Ouagadougou, où il sera reçu par le capitaine Ibrahim Traoré pour une visite d’amitié et de travail.
Ces déplacements successifs traduisent une volonté d’apaisement et de relance de la coopération entre le Bénin et les pays de l’AES, dans un contexte où les relations ont été fragilisées ces dernières années par des différends politiques et sécuritaires.
Lors de son discours d’investiture, Romuald Wadagni avait déjà insisté sur la nécessité d’une approche collective face aux défis communs. Il avait notamment souligné que la stabilité de la sous-région dépendait d’une collaboration étroite entre tous les États concernés par la lutte contre le terrorisme et les trafics transfrontaliers.
La présence de plusieurs responsables sahéliens à la cérémonie d’investiture à Cotonou, notamment du Mali, du Burkina Faso et du Niger, avait été interprétée comme un signe d’ouverture diplomatique et de reprise du dialogue entre les différentes parties.
Les relations entre le Bénin et le Niger avaient notamment été mises à rude épreuve depuis la crise politique de juillet 2023 à Niamey. Les tensions avaient été accentuées par des désaccords sécuritaires et la fermeture prolongée de la frontière commune, impactant fortement les échanges économiques.
Dans ce contexte, la tournée du président béninois est perçue comme une étape importante de sa politique étrangère, visant à restaurer la confiance avec les États sahéliens et à renforcer la coopération régionale.
Après ses étapes au Niger et au Burkina Faso, Romuald Wadagni devrait poursuivre ses consultations diplomatiques dans plusieurs capitales ouest-africaines, dont le Togo, la Côte d’Ivoire et le Ghana.
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