La Côte d’Ivoire a marqué les esprits à La Beaujoire de Nantes, où la diaspora ivoirienne a donné une coloration orange à un match de gala pourtant présenté comme une simple répétition pour l’équipe de France avant le Mondial. Opposés aux Bleus d’Emerse Faé, les Éléphants ont livré une prestation solide et engagée, même si le réalisme français a fini par faire la différence.
Dès les premières minutes, la France impose sa maîtrise du ballon et cherche à installer son jeu offensif. Mais elle se heurte rapidement à un Yahya Fofana en grande forme. Le gardien ivoirien multiplie les interventions décisives, repoussant les tentatives de Kylian Mbappé (7e), puis celles de Michael Olise (21e) et Rayan Cherki (32e), retardant ainsi l’ouverture du score.
Solides défensivement et disciplinés dans l’organisation, les Éléphants restent dans le match et se projettent même dangereusement. À la 42e minute, Simon Adingra récupère un ballon dans le camp français et file seul au but, mais se heurte à un Mike Maignan vigilant, qui sauve les siens d’un possible retournement de situation.
La rencontre bascule finalement juste avant la pause. Sur un geste individuel de grande classe, Rayan Cherki trouve la faille à la 45e minute et permet à la France de prendre l’avantage. Une action vivement contestée par le camp ivoirien, qui estime qu’une faute aurait dû être sifflée sur Konan au début de l’action. La tension monte, et Franck Kessié est averti dans la foulée.
Au retour des vestiaires, le match gagne en intensité avec plusieurs changements des deux côtés. Les sorties de cadres français et les entrées de Nicolas Pépé et Diallo côté ivoirien redonnent du rythme à la rencontre. La Côte d’Ivoire se montre plus entreprenante, presse davantage et tente d’exploiter la vitesse de ses attaquants.
Malgré une prestation globalement convaincante et plusieurs séquences intéressantes, les Éléphants finissent par céder face à l’efficacité française. Une défaite encourageante toutefois, qui confirme la montée en puissance de la sélection ivoirienne face à une équipe de très haut niveau.
Roland Yobouet






