Toronto, 12 juin 2026 – À quelques jours de son entrée en lice à la Coupe du monde 2026, le Ghana est confronté à un coup dur majeur. Son milieu de terrain vedette, Thomas Partey, ne disputera pas la rencontre d’ouverture face au Panama après le rejet de sa demande de visa par les autorités canadiennes.
La décision, confirmée par la FIFA, prive les Black Stars de l’un de leurs joueurs les plus expérimentés pour un match crucial de la phase de groupes. Le joueur de 32 ans, qui se trouve actuellement avec la sélection ghanéenne dans son camp de base aux États-Unis, n’a pas obtenu l’autorisation d’entrer sur le territoire canadien où se déroulera la rencontre.
Dans son communiqué, la FIFA a rappelé que les questions d’immigration relèvent exclusivement de la souveraineté des États hôtes. L’instance mondiale du football a précisé qu’elle ne dispose d’aucun pouvoir pour intervenir dans les décisions prises par les autorités nationales en matière de délivrance de visas.
Le refus intervient dans un contexte judiciaire sensible. Thomas Partey est poursuivi au Royaume-Uni pour plusieurs accusations de viol portant sur des faits présumés remontant à son passage à Arsenal. L’international ghanéen rejette l’ensemble des accusations et a plaidé non coupable devant la justice britannique.
Les autorités canadiennes ont, de leur côté, réaffirmé que l’organisation de la Coupe du monde ne modifie en rien les règles d’immigration du pays. Chaque demande est examinée individuellement conformément à la législation nationale et aux impératifs de sécurité publique.
Si cette décision l’empêche de participer au premier rendez-vous du Ghana dans la compétition, Partey pourrait néanmoins retrouver ses coéquipiers pour les deux autres rencontres du groupe disputées aux États-Unis, notamment contre l’Angleterre et la Croatie.
Pour les Black Stars, cette absence constitue un véritable défi sportif. Véritable pièce maîtresse du milieu de terrain ghanéen depuis plusieurs années, Thomas Partey représente l’expérience et la stabilité d’une sélection qui ambitionne de franchir le premier tour de la compétition.
Cette affaire place également la Coupe du monde 2026 face à une réalité inédite : celle de joueurs internationaux confrontés à des restrictions de déplacement liées à des procédures judiciaires en cours. Un contexte qui pourrait continuer à alimenter les débats au fil du tournoi.
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