Le feuilleton judiciaire autour de la présidence de l’Union nationale des artistes de Côte d’Ivoire (UNARTCI) a connu son épilogue. Dans une décision rendue le vendredi 26 juin 2026, la justice ivoirienne a reconnu Aimond Williams comme le président statutaire légitime de l’organisation, mettant ainsi un terme à plusieurs mois de crise interne.
Le différend opposait plusieurs responsables de l’UNARTCI autour de la direction de la faîtière des artistes ivoiriens. Cette situation avait entraîné une profonde division au sein de l’organisation et perturbé le fonctionnement de plusieurs de ses activités.
Par son ordonnance, le tribunal reconnaît Aimond Williams comme le représentant légal de l’Union et lui confère la pleine légitimité pour assurer la conduite des affaires de l’organisation.
La décision enjoint également à Ken Adamo de cesser toute utilisation du nom, des attributs et des symboles de l’UNARTCI. Il lui est en outre demandé de restituer l’ensemble des documents administratifs, des biens mobiliers ainsi que du patrimoine appartenant à l’Union.
Le tribunal exige par ailleurs qu’il rende compte de sa gestion durant la période concernée et mette fin à toute communication susceptible d’entretenir une confusion sur la gouvernance de l’organisation ou de porter atteinte à son image.
Cette décision est perçue par plusieurs acteurs du secteur culturel comme une clarification attendue, susceptible de favoriser le retour à la stabilité au sein de la principale organisation représentative des artistes ivoiriens.
À la suite de ce verdict, Aimond Williams a appelé à dépasser les divisions qui ont marqué ces derniers mois. Il a invité l’ensemble des artistes à privilégier le dialogue et le rassemblement afin de reconstruire une Union forte et crédible.
Le président désormais reconnu entend relancer les activités de l’UNARTCI, renforcer la défense des intérêts des artistes et poursuivre les réformes nécessaires au développement du secteur culturel ivoirien.
Au-delà de son impact sur l’UNARTCI, cette décision rappelle le rôle de la justice dans le règlement des différends au sein des organisations professionnelles. Elle met également en lumière l’importance du respect des statuts, des procédures internes et des principes de bonne gouvernance dans la gestion des associations.
Les acteurs du monde culturel espèrent désormais que cette clarification judiciaire permettra à l’UNARTCI de retrouver son unité et de se consacrer pleinement à ses missions de promotion, de protection et d’accompagnement des artistes de Côte d’Ivoire.
Dina Light









