Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget sort de son silence face aux articles de presse faisant état d’une prétendue « complicité institutionnelle » de l’État dans la gestion de la Mutuelle d’assurance des taxis compteurs d’Abidjan (MATCA).
Dans une mise au point, le ministère réfute ces accusations et assure que la mise sous administration provisoire de la MATCA a été décidée dans le strict respect du cadre réglementaire de la CIMA.
L’institution rappelle que la procédure a notamment été précédée par l’obtention, le 16 mai 2025, d’un avis de non-objection du secrétaire général de la CIMA, conformément à l’article 321 du Code des assurances. La mesure a ensuite été entérinée par le Conseil régional de contrôle des assurances (CRCA) lors de sa session de juillet 2025, à travers la décision N°037/D/CIMA/CRCA/PDT/2025.
Un administrateur sous contrôle
Le ministère précise que l’administration provisoire ne fonctionne pas sans cadre ni supervision. L’administrateur désigné est chargé d’exécuter une feuille de route précise, avec un suivi assuré par un Conseil de surveillance chargé d’évaluer régulièrement l’état d’avancement des réformes.
Pour les autorités, ce dispositif vise à accompagner le redressement de la MATCA et à restaurer durablement son fonctionnement dans le respect des règles du secteur des assurances.
Le ministère dénonce toutefois la multiplication de publications qu’il qualifie de « tendancieuses et malveillantes », estimant qu’elles alimentent une présentation erronée de la situation.
Il affirme enfin que le cadre légal a été respecté et se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de contenus susceptibles, selon lui, de contribuer à la déstabilisation du processus de redressement de la MATCA.
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