Sous le ciel éclatant d’Antananarivo, les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont scellé samedi une série d’accords historiques, ouvrant un nouveau chapitre pour l’intégration régionale et la solidarité dans la région.
Au cœur de cette 45ᵉ session ordinaire, l’engagement le plus ambitieux a été signé : éliminer le sida d’ici 2030. Mozambique, Afrique du Sud et autres nations de la SADC unissent désormais leurs forces pour atteindre cet objectif, illustrant une volonté politique forte face à l’une des crises sanitaires les plus persistantes du continent.
Mais la portée des décisions va bien au-delà de la santé. Angola et Eswatini ont amendé le Protocole sur le financement et l’investissement pour durcir la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Madagascar et Maurice ont officialisé la reconnaissance du Parlement de la SADC comme institution régionale, une étape majeure pour renforcer la gouvernance et la démocratie.
Sur le plan social, un Protocole sur l’emploi et le travail, signé par Madagascar et la Namibie, vise à promouvoir un cadre régional de travail décent, tandis qu’une Déclaration sur la protection des personnes atteintes d’albinisme marque un engagement concret pour les droits humains.
La lutte contre la criminalité transfrontalière a également été renforcée. Le Zimbabwe, la Zambie et l’Eswatini ont paraphé le Protocole contre la traite des personnes, et l’Eswatini a signé des amendements clés sur l’entraide judiciaire et l’extradition, améliorant la coopération pénale entre États membres.
Le volet économique et sectoriel n’a pas été en reste : Afrique du Sud, Zimbabwe et Namibie ont signé des amendements sur le tourisme, l’énergie, l’industrie et les statistiques, ouvrant la voie à un développement régional durable et compétitif. L’Eswatini, par ailleurs, a adopté l’Accord sur le statut de la Force en attente de la SADC, facilitant le déploiement rapide des opérations de paix et humanitaires.
Pour les organisateurs, ces signatures symbolisent « l’engagement collectif de la SADC à consolider la paix, la sécurité et la gouvernance, tout en accélérant l’intégration économique et la justice sociale en Afrique australe ». Un pas concret vers une Afrique australe plus unie, plus sûre et plus résiliente.
LFL







