Le gouvernement burkinabè entend faire respecter la discipline et la sérénité dans les universités. À la suite de propos critiques attribués à de nouveaux bacheliers de la diaspora et relayés sur les réseaux sociaux, le ministre de l’Enseignement supérieur, Adjima Thiombiano, a adopté un ton ferme à l’égard de ceux qui chercheraient à dénigrer le pays ou à perturber les activités académiques.
« Si le Burkina ne leur convient pas, qu’ils repartent d’où ils viennent », a lancé le ministre, lundi, à l’occasion de la cérémonie de montée des couleurs nationales à l’immeuble de l’Éducation, à Ouagadougou.
Adjima Thiombiano a insisté sur l’attachement des Burkinabè à leur pays et sur leur volonté de contribuer à son amélioration. Il a également prévenu qu’aucune tentative de perturbation du système éducatif ne serait tolérée. « Il n’y aura pas de place pour ces enfants égarés dans nos campus », a-t-il affirmé.
Le ministre a toutefois rappelé que les étudiants venus de l’étranger étaient les bienvenus au Burkina Faso, dès lors qu’ils s’inscrivent dans une démarche constructive.
La refondation de l’école, autre priorité du gouvernement
Profitant de cette rencontre, le ministre a appelé les acteurs du secteur éducatif à s’engager pleinement dans la mise en œuvre du Pacte NEKRÉ pour la refondation de l’école burkinabè.
Lancé le 17 octobre à Kaya, dans le Centre-Nord du pays, ce pacte entend renforcer la cohérence et la continuité du système éducatif, du préscolaire jusqu’à l’enseignement supérieur.
La cérémonie s’est déroulée sous la présidence conjointe d’Adjima Thiombiano et de Jacques Sosthène Dingara, ministre chargé de l’Enseignement de base.
Un hommage aux forces engagées pour la défense du pays
En marge de la cérémonie, Adjima Thiombiano a salué l’engagement des Forces armées nationales (FAN), à l’occasion de leur 66e anniversaire célébré dimanche. Il leur a rendu hommage pour leur contribution à la défense du Burkina Faso.
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