L’ancien ministre burkinabè de l’Éducation nationale, Lionel Bilgo, et Vincent De Paul Kaboré ne sont pas sortis de prison malgré la liberté provisoire obtenue dans un dossier de blanchiment de capitaux. Une autre procédure, portant sur des faits liés à la promotion immobilière, a conduit le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso à ordonner leur maintien en détention, selon l’Agence d’information du Burkina (AIB).
La décision a été rendue le 19 octobre, lors d’une audience consacrée à ce second dossier. Elle est intervenue cinq jours après que les deux prévenus ont obtenu une liberté provisoire dans le volet relatif au blanchiment de capitaux.
Une liberté provisoire limitée à une seule affaire
Arrêtés et incarcérés depuis le 28 août, Lionel Bilgo et son coprévenu avaient bénéficié, le 14 octobre, d’une décision de la Cour d’appel leur accordant une liberté provisoire contre le versement d’une caution de 20 millions de FCFA chacun.
Cependant, cette mesure ne concernait pas la procédure relative à la promotion immobilière. Le procureur du Faso, cité par l’AIB, a expliqué que le mandat de dépôt délivré dans ce dossier distinct demeurait en vigueur.
Le parquet a donc demandé le maintien des deux hommes en détention. Une position suivie par le tribunal, qui a ordonné leur retour en prison.
Le dossier renvoyé au 16 novembre
Les poursuites visant Lionel Bilgo et Vincent De Paul Kaboré portent sur plusieurs infractions présumées en lien avec la promotion immobilière et le blanchiment de capitaux.
La prochaine audience est fixée au 16 novembre devant le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, dans l’ouest du Burkina Faso.
Cette situation judiciaire illustre la distinction entre les deux procédures : la liberté provisoire accordée dans l’affaire de blanchiment de capitaux n’a pas entraîné la levée du mandat de dépôt dans le dossier immobilier.
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