Au lendemain d’un éboulement meurtrier à Manéah, le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah s’est rendu sur le site pour soutenir les familles et annoncer des mesures visant à encadrer les constructions dans les zones dangereuses.
Sur le terrain, la scène est celle d’une course contre la montre. Les équipes de secours, Génie militaire, Protection civile, ANGUCH et autorités locales, s’activent sans relâche pour retrouver les disparus, évacuer les blessés et extraire les corps des victimes ensevelies sous les décombres. Dans ce contexte dramatique, le chef du gouvernement a transmis la compassion du président de la République et de l’ensemble de l’exécutif aux familles éprouvées.
Devant la presse, Amadou Oury Bah a exprimé la solidarité de l’État : « Au nom du Président de la République, de l’ensemble du Gouvernement et en mon nom personnel, nous présentons nos sincères condoléances aux familles endeuillées. Toute notre compassion va vers les victimes et leurs proches. »
Mais ce drame, a-t-il averti, révèle aussi les dangers de l’urbanisation anarchique. « Cette tragédie met en lumière le danger de construire dans des zones à risque, comme les lits de rivières ou le pied des collines », a-t-il souligné. Pour éviter que de telles catastrophes ne se reproduisent, le gouvernement s’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour encadrer la construction et renforcer la réglementation dans les zones exposées aux risques naturels.
Le Premier ministre a également salué l’effet préventif de l’évacuation antérieure de la décharge de « Zagopé », qui, selon lui, a permis de limiter l’ampleur de cette catastrophe. Une preuve, selon lui, que la prévention et la planification urbaine peuvent sauver des vies.







