Un nouvel incident dramatique secoue la frontière ivoiro-burkinabè. Ce dimanche 24 août 2025, six agents de la Direction d’Aide et d’Assistance aux Réfugiés et Apatrides (DAARA), chargés du recensement de familles déplacées, ont été enlevés dans la sous-préfecture de Tougbo, selon des informations relayées par l’Agence ivoirienne de presse.
En pleine mission humanitaire auprès de réfugiés ayant fui les attaques terroristes au sud du Burkina Faso, leur véhicule a été intercepté par des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP). Les agents auraient été conduits vers Moussokantou, au Burkina Faso, puis transférés vers une destination inconnue. Des témoins évoquent même un héliportage, rendant tout contact impossible.
La disparition de ces agents jette une ombre inquiétante sur l’aide aux populations vulnérables déjà confrontées à des conditions précaires. Le silence des autorités, tant à Abidjan qu’à Ouagadougou, alimente l’angoisse des familles et des communautés concernées.
Cette prise d’otages intervient alors que la zone frontalière est fragilisée par l’afflux massif de réfugiés, mais aussi par les rivalités régionales. Le rappel d’incidents similaires en 2023 et 2024 souligne la récurrence de tensions entre les deux pays. À cela s’ajoute l’intérêt stratégique de la région de Doropo, où un gisement aurifère de grande ampleur attise convoitises et infiltrations armées.
L’affaire met en exergue l’urgence d’une coordination renforcée entre États et acteurs humanitaires pour sécuriser les missions et protéger les civils, premières victimes de cette instabilité frontalière.
LFL









