Dans un communiqué signé par le ministre malien de la Justice, Mamoudou Kassogué, au nom du collège ministériel, l’AES dénonce « l’arrestation illégale, la séquestration dans une caserne et la mort suspecte » de l’activiste burkinabè Alain Christian Traoré survenue en Côte d’Ivoire. L’organisation présente ses condoléances à la famille et appelle à ce que les responsabilités soient établies par la justice. Une autopsie avait été ordonnée par les autorités burkinabè, dont les conclusions doivent être intégrées au dossier d’instruction.
La Confédération des États du Sahel (AES) a demandé l’ouverture d’une enquête « transparente et diligente » sur la mort en détention de l’activiste burkinabè Alain Christian Traoré, connu sous le nom d’Alino Faso dont la dépouille a été inhumée le week-end dernier à Ouagadougou, après avoir été rapatriée.
Le même communiqué critique par ailleurs les sanctions prises par l’Union européenne contre plusieurs figures panafricanistes. Il cite notamment Nathalie Yamb, frappée depuis juin par une interdiction d’entrée et de transit, un gel de ses avoirs et une restriction de survol. L’AES évoque également Franklin Nyamsi, Kemi Seba et Ibrahima Maïga parmi les personnalités concernées par des « mesures de harcèlement ».
Pour l’organisation, ces décisions constituent « une atteinte » aux droits et libertés fondamentales et s’apparenteraient à une volonté de limiter l’expression des militants panafricanistes. L’AES réaffirme son soutien à ces acteurs et appelle à « l’unité et la solidarité » des peuples africains face aux pressions extérieures.
LFL







