Jamais une élection présidentielle n’aura suscité autant d’intérêt. La Commission électorale indépendante (CEI) vient de recevoir 53 dossiers de candidature, un record qui illustre à la fois l’effervescence politique et l’urgence d’un changement ressenti dans la société ivoirienne.
Le rendez-vous du 25 octobre 2025 ne sera pas un scrutin ordinaire. Les ténors de la politique nationale: Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Simone Ehivet Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan, s’y affrontent, déterminés à conserver ou reconquérir le pouvoir. Mais au-delà de cette bataille de figures historiques, une dynamique nouvelle s’impose : celle des indépendants, porteurs d’un discours de rupture et de renouveau. Jean-Louis Billon, Vincent Toh Bi-Irié ou encore Antoine Tiémoko Assalé incarnent ce souffle qui séduit une jeunesse impatiente et une opinion lassée des clivages traditionnels.
Le Conseil constitutionnel tranchera le 10 septembre 2025 sur la liste définitive des prétendants, avant une campagne éclair du 5 au 23 octobre. Mais déjà, les lignes de fracture sont visibles : fortes attentes sociales, soif d’alternance, polarisation politique exacerbée.
Cette présidentielle, la plus imprévisible depuis vingt ans, cristallise les espoirs et les inquiétudes d’une nation en quête de stabilité et de renouveau. Entre continuité et rupture, l’avenir de la Côte d’Ivoire se jouera dans les urnes.
LFL







