Le Conseil constitutionnel a levé le voile, vendredi 29 août 2025, sur la liste provisoire des candidats à la présidentielle d’octobre, relançant aussitôt le débat sur l’inclusion des grandes figures de l’opposition. Parmi les soixante dossiers publiés, deux noms dominent l’actualité : Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, radiés du fichier électoral mais bel et bien mentionnés dans cette première sélection.
Leur présence interroge sur la cohérence du processus électoral. D’un côté, des décisions judiciaires controversées les ont exclus du corps électoral ; de l’autre, leurs partisans invoquent la primauté de la Constitution ivoirienne, qui n’exige pas cette inscription préalable pour briguer la magistrature suprême. Le Conseil constitutionnel est désormais au centre de cette confrontation juridique et politique, chargé de dire le droit et de sceller l’avenir de ces candidatures.
Au-delà du duel symbolique entre figures de l’opposition et cadre légal, la liste révèle une surenchère de candidatures. La gauche ivoirienne, éclatée, aligne plusieurs prétendants dont Affi N’Guessan, Simone Gbagbo et Ahoua Don Mello. De nouveaux visages font également leur apparition, parmi lesquels plusieurs femmes candidates, soulignant la volonté d’ouverture du jeu politique.
Dans son communiqué, la présidente du Conseil constitutionnel, Chantal Nanaba Camara, a rappelé que les candidats disposent de 72 heures pour déposer leurs réclamations. La liste définitive sera arrêtée au plus tard le 10 septembre.
En attendant, c’est une Côte d’Ivoire en suspens qui s’interroge : la présidentielle d’octobre se jouera-t-elle avec, ou sans, Gbagbo et Thiam ?
LFL







